4 décembre 2006
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Eloge de la qualité

Les années Internet ont fait du tort à notre industrie. La période « Post explosion de la bulle » a donné aux Directions Achats de certains grands groupes de mauvaises habitudes.

En période de crise, les personnes de ces entités ont construit des théories auxquelles malheureusement elles croient. Je vais tenter de lister ici un certain nombre de leurs idées reçues et d’y apporter une réponse que je pense intellectuellement honnête.

Idée reçue #1 : Un développeur est une ressource banale, codifiée par une grille de tarifs aux alentours de 300 Euros.

Il n’est pas rare aujourd’hui – mais heureusement le retournement du marché change le cours de l’histoire – de voir des responsables des achats considérer un développeur Java/J2EE comme une denrée interchangeable, une commodité banalisée qu’il suffit de remplacer par une autre pour continuer à faire avancer le projet au même titre d’un ouvrier sur une chaîne de montage (mon propos n’est pas péjoratif vis-à-vis des ouvriers, loin de là).

Mon point de vue : Rien ne ressemble moins à un développeur qu’un autre développeur.

  • Certains sont bons d’autres mauvais.
  • Certains développent 3 à 4 fois plus vite que d’autres.
  • Certains écrivent des programmes de qualité, qu’il n’est pas nécessaire de reprendre, d’autres nécessiterons un refactoring très coûteux car les programmes qu’ils écrivent sont buggés, peu performants, non modulables, pas documentés (donc non maintenables)…

L’arithmétique est simple un développeur à 300 Euros coûte en fait 600 à 700 Euros par jour à une entreprise.

Idée reçue #2 : Le projet au forfait est le meilleur moyen de protéger son entreprise contre les dépassements budgétaires.

Le schéma classique est le suivant, nous le connaissons tous. Rédaction d’un cahier des charges, émission d’un appel d’offre au forfait, sélection du moins disant.

La réalité est toute autre: Il est utopique de geler des spécifications. Il n’est pas raisonnable de s’engager dans cette voie (81% des projets au forfait subissent des dépassements de délais, de budget, des réductions de périmètre fonctionnel ou des abandons purs et simples).

Un projet au forfait est une relation perdant/perdant.

Les grands intégrateurs, pour arriver à gagner des projets, tirent sur leurs prix, assignent des stagiaires, négocient dans la douleur des avenants, se rattrapent sur la TMA. Voila la réalité qu’est la nôtre, ou plutôt la vôtre car Xebia ne s’engagera pas dans cette voie. Notre fameuse exception culturelle française.

Chez Xebia, nous privilégions les projets agiles, nous accueillons favorablement le changement demandés par les utilisateurs, nous travaillons à leur coté, nous constituons des équipes projet solides avec de vrais développeurs (qui ne coûtent pas 300 Euros/jour), de vrais Architectes (qui ne coûtent pas 500 Euros/jour). Nos clients sont heureux. Leurs applications sont maintenables, évolutives, documentées. Et leur coût de la qualité – moins cher que les forfaits mais les paramètres à prendre en compte sont nombreux. En voici quelques uns :

  • La durée de vie d’une application et de ses versions successives (coût de TMA)
  • L’absence d’impacts financiers liés à une faible disponibilité des applications
  • Le faible coût d’une reprise par un autre prestataire
  • L’absence d’avenants « Coup de massue »
  • Du temps passé pour obtenir le résultat et non des jours entiers en réunions passés à renégocier des contrats, des avenants, faire du reporting à outrance pour se protéger.
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