Revue de Presse Xebia

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La revue de presse de l’actualité Java/J2EE hebdomadaire proposée par Xebia.

Actualité éditeurs / SSII

Agilité

RIA

Actualité éditeurs / SSII

dm Server 2.0 transféré de SpringSource à Eclipse

SpringSource annonce cette semaine la finalisation de dm Server 2.0. Il s’agit là d’une mise à jour importante qui agit principalement sur la réduction des nuisances causées au développeur de par la nature même d’OSGi. En effet, si beaucoup peuvent s’accorder sur le fait que la modularité dynamique peut constituer un intérêt sur de nombreux projets, c’est le coût en nuisances et en lourdeurs qui fait que cette solution n’est toujours pas très populaire au sein des applications d’entreprise. L’enjeu est donc crucial puisqu’il s’agit maintenant pour SpringSource de rendre attractif son serveur modulaire pour les entreprises. Un an et demi après le lancement du projet l’évolution de cette version 2.0 sera donc à suivre…

Parallèlement, SpringSource annonce le transfert de dm Server au sein de la fondation Eclipse. Il tiendra alors le rôle d’implémentation de référence de la spécification BluePrint OSGi 4.2 récemment finalisée. Tout comme le travail de simplification apporté à la nouvelle version, la standardisation permettra de rassurer les entreprises sur la pérennité de la technologie proposée par dm Server, qui restait jusqu’alors propriétaire.

HornetQ 2.0, un véritable renouveau ?

Pour mémoire, HornetQ est le nouveau nom de JBoss messaging. En bref, c’est pour le moment un projet Open Source sans support ayant vocation à s’intégrer dans le futur aux produits d’entreprise RedHat. Nous en parlions déjà en aout l’année dernière. La roadmap visait alors clairement la mise à disposition d’une API de messaging RESTful. Malheureusement, il n’y en a même pas l’ombre pour le moment et cela reste dans la roadmap. Gageons que quelques problèmes d’architecture accompagnés de bugs bloquants ont empêché le développement de cette nouvelle fonctionnalité.

L’annonce reprend principalement la précédente et ne liste rien de neuf par rapport à Aout 2009. Mais s’il y a bien dans le Jira du projet un grand nombre de bugs corrigés, c’est surtout la maturité du source qui a grandi.
Malgré tout, la bonne nouvelle est que JBoss espère bien pouvoir l’intégrer dans sa ligne produit et que RedHat continue l’investissement sur le projet.

Nexus sous license GPL: Sonatype explique son choix

Nexus est le gestionnaire de dépôts Maven développé par Sonatype. La version 1.0 est sortie à l’été 2008 sous la licence GPL. Il faut croire que Sonatype a fait face à de nombreuses critiques car la société vient de publier sur son blog un post intitulé « Why we chose the GPL for Nexus » lui permettant d’argumenter son choix. Alors quelles furent ces raisons ?
Le « problème » de la GPL est qu’elle force à redonner à la communauté les changements effectués dans le source au cas où le logiciel obtenu est redistribué. Dans le cas spécifique de Nexus, Sonatype explique que le produit était vu dès l’origine comme un produit commercial, sans question d’open source. Puis, trouvant le processus de développement plus fun, intéressant et plus productif, couplé au fait que l’équipe voulait « protéger son investissement », il fut décidé de passer en Open Source. Sonatype est franc sur ce dernier point et affirme l’avoir toujours été.
Ensuite, la société explique les idées qui guident généralement ses choix de licence:

  • L’Affero GPL ne permet pas aux utilisateurs de développer des extensions, même à usage interne, sans avoir à redistribuer les sources. Dans le cas de Nexus, cela aurait sans doute impacté négativement son adoption.
  • Sonatype considère que, pour un projet open source, passer d’une licence donnée à une licence plus restrictive n’est pas correct. On se souvient que certains on déjà réalisé cette transition en s’attirant alors des critiques d’utilisateurs. Sonatype déclare que ce ne sera pas leur cas.
  • La documentation, elle, est soumise à un principe différent. En effet, la compagnie pense que celle-ci constitue une bonne partie de la plus-value apportée. Ainsi, ils ne veulent pas voir de concurrents se servir de leur travail. C’est pourquoi ils ont choisi la licence Creative Common 3.0 BY-ND-NC interdisant à quiconque de modifier cette documentation.

Au final, cet article est passionnant dans la mesure où il nous permet de bien appréhender le raisonnement derrière le choix d’une License pour des produits très répandus dans l’écosystème Java. Nous les utilisons tous les jours sans forcément nous poser de questions. Pourtant, pour certains clients, il peut être important de garder fermées leurs sources. Après, savoir si c’est une réelle nécessité ou un simple état d’esprit difficile à changer est une autre histoire !

Agilité

Le rôle des leaders dans une équipe agile

Mike Cohn, auteur de nombreux livres sur l’agilité et membre fondateur de l’Alliance Agile, revient sur le rôle des managers au sein d’une organisation de type agile. Un des principes forts des méthodes agiles est la mise en place d’une équipe auto-organisée, où il n’y a théoriquement plus de chef de projet. Cependant, Mike nous averti qu’une auto-organisation ne veut pas dire les développeurs font tout ce qu’ils veulent. Au contraire, Mike explique que des managers ont tout à fait leur rôle à jouer dans ce type d’organisation. Ainsi, il développe l’idée d’une influence subtile et indirecte des managers sur l’équipe.
C’est alors au fur et à mesure des challenges, des échecs et réussites que l’équipe évolue d’elle-même vers l’organisation la plus appropriée. Les managers sont néanmoins là pour poser certaines limites et contraintes.
A la fin de son article, Mike nous présente un exemple concret d’un scrum master au prise avec un développeur, qui est un peu trop solitaire, et nous expose comment il pourrait résoudre ce problème de manière subtile. Le scrum master peut être alors vu comme un agitateur au sein de l’équipe pour l’aider à devenir plus agile. Et, c’est là l’un des plus gros challenges d’un scrum master, qui consiste à naviguer entre un subtil mélange de contrôle et d’influence.

RIA

Le nouveau jQuery est arrivé !

Un an jour pour jour (ou presque) après la sortie de jQuery 1.3, voici venir la nouvelle mouture du framework qui nous arrive dans une version 1.4. Le détail complet des nouveautés se trouve sur cette page. Le mot d’ordre : performance !

L’API a subit une réécriture complète. Un des points marquants est la fonction live(), déjà présente dans la version précédente, qui supporte désormais tous les évènements Javascript (click, change…). Pour ce qui est des nouveautés au niveau de l’API, on retiendra plus particulièrement :

  • contains() : vérifie l’existence d’un nœud DOM dans un autre nœud DOM,
  • isEmptyObject() et isPlainObject() : vérifie si un objet est vide ou existant (new Object ou {}),
  • detach() : supprime du DOM un set d’éléments,
  • focusin() et focusout() : ajoute un événement de type focus,
  • clearQueue() : supprime de la pile les éléments qui n’ont pas encore été lancés,
  • delay() : définit un timer pour l’exécution de certains éléments dans la pile,
  • toArray() : récupère tous les éléments du conteneur jQuery dans un tableau.

Côté performance, on peut noter une réelle amélioration pour les méthodes remove, html et empty. Un gros travail a donc été effectué au niveau des méthodes de manipulation du DOM. Il en va de même pour la gestion des attributs et des propriétés css.

Pour le téléchargement de la librairie production (minifié et GZippé) ou développement (code non compressé) ou pour consulter la documentation, je vous renvoie directement sur la home page du site. Et pour les fans de CheatSheet (comme moi :)), la version 1.4 est déjà disponible au format HTML, PDF ou PNG.

Et si vous appréciez jQuery et le travail de toute l’équipe qui se trouve derrière, vous pouvez faire une donation de 20$ et ainsi recevoir un eBook jQuery gratuitement !

Survol de la galaxie Flex.

Vous voulez passer à Flex, mais vous ne savez pas par où commencer ? Suivant l’adage « Pour bien travailler il faut avoir de bons outils », InfoQ propose un survol de la galaxie Flex. Sans rentrer dans les détails de l’article, on notera :

  • les IDE : le célèbre FlexBuilder, mais aussi IntelliJ, ou encore des environnements plus exotiques comme Amethyst, EnsembleTofino et FlashDevelop. Nous n’avons pas (encore) eu l’occasion d’essayer ces derniers, mais si l’un de nos lecteurs possède une expérience avec ces outils, qu’il n’hésite pas à la partager !
  • les frameworks : là encore, outre les classiques (PureMvc, Cairgorm…), quelques petits nouveaux tentent d’émerger, dont deux qui nous ont interpellé : Ruboss (pour intégrer Ruby on Rails) et Prana (IoC). Nous espérons bientôt les tester.
  • les outils de support du developpement : là encore, Flex commence à se doter d’un arsenal conséquent : tests unitaires (FlexMonkey), couverture de code (FlexCover), tests de GUI (RIATest). Il ne reste plus qu’à monter une usine logicielle digne de ce nom en agrégeant ces utilitaires.
  • les outils d’intégration dans l’entreprise : là encore, un certains nombre de ces outils sont archi-connus (comme BlazeDs), et d’autres plus confidentiels, peuvent présenter un réel intérêt : intégration à Struts (FxStruts), AmFast (Python)… Nous aurons probablement l’occasion d’en reparler.

Au final, InfoQ propose un survol relativement complet et permet de découvrir de nouveaux outils. Ne reste plus qu’à les tester, ou à recueilli vos retours d’expérience !

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