Revue de Presse Xebia

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La revue de presse de l’actualité Java/J2EE hebdomadaire proposée par Xebia.

Google I/O

SOA

Le coin de la technique

Google I/O

Dans le foisonnement d’annonces lors du Google I/O 2010 qui s’est tenu la semaine dernière à San Francisco, nous en avons retenu quelques unes très intéressantes.

Partenariat entre Google et VMWare

VMWare et SpringSource sont décidément très actifs actuellement dans le domaine des partenariats et des acquisitions (RabbitMQ, GemStone ou VMForce). Google I/O a été l’occasion pour eux d’annoncer un nouveau partenariat autour du cloud computing, voire au delà: ils poussent plus loin leur concept d’Open PaaS déjà évoqué pour le partenariat avec SalesForce.

L’idée sous-jacente est de faire de VMWare la plateforme de développement privilégiée pour toute solution de PaaS (Plateform as a Service). En citant Steve Herrod, CTO chez VMWare:

Developers must be able to write applications without needing to know what underlying technology powers the cloud that they’ll be deployed on.

Et donc on pourrait développer une application App Engine et la tester sur les environnements de Google puis les déployer en production sur des instances VMWare. Au-delà de la problématique de l’hébergement, Steve Herrod ajoute également la possibilité d’accéder aux services Google (géolocalisation, traduction automatique…) et de diversifier les supports, en particulier sur les smartphones. Ce sont deux notions qu’on retrouve également dans le partenariat avec SalesForce.

Tout cela constitue pour l’instant des vœux pieux. Rod Johnson nous donne un aperçu plus précis de ce que sera ce partenariat:

  • Intégration de GWT à l’outil Spring ROO, l’outil de SpringSource Tool qui permet de générer des projets Java en ligne de commande.
  • Intégration de Google Speed Tracer à Spring Insight. Speed Tracer est un très bon outil de mesure de performance côté client, disponible aussi comme extension de chrome, alors que Spring Insight est un outil de mesure de performance plutôt côté serveur et directement accessible dans SpringSource Tool Suite. L’association des deux semble assez naturelle.

Il est encore difficile de voir la pertinence de ce nouveau paradigme, l’Open PaaS, et si l’hétérogénéité des solutions ne va pas le rendre un peu creux. Mais au-delà de ça, la stratégie actuelle de VMWare semble être la captation des développeurs Java vers leurs outils et en particulier SpringSource Tool Suite.

App Engine For Business

Au-delà du partenariat avec VMWare et alors qu’aujourd’hui App Engine a encore une étiquette (un peu) de bricolage, Google a la volonté de percer dans les entreprises et d’ajouter tout un arsenal prompt à rassurer celles qui voudraient se lancer. D’où la nouvelle offre Google App Engine For Business qui s’articule autour de ces points:

  • Administration centralisée : cette console permettrait de gérer, entre autres, plusieurs projets d’une même entreprise.
  • Fiabilité et support : une garantie de SLA de 99.9% et support pour les utilisateurs.
  • Sécurisation par défaut : l’application serait par défaut sécurisé par les comptes Google App de l’entreprise.
  • Coût raisonnable : la plateforme serait disponible pour 8$ par utilisateur et par mois, plafonné à 1000$.
  • une architecture plus orientée entreprise : utilisation du SSL à l’intérieur du domaine de l’entreprise, utilisation des services avancés de Google et surtout enfin accès à des bases SQL (c’était un des gros points noirs d’App Engine). Ces nouveautés seraient disponibles dans le courant de l’année.

Plus de détails ici.

WebM: enfin un standard vidéo libre ?

Le Google I/O a aussi été l’occasion pour le géant de faire une annonce que de nombreux partisans d’un internet ouvert espéraient depuis le rachat de la société On2. Jusqu’à présent, les formats vidéo « du futur » étaient d’un coté H264, et de l’autre Theora. H264, meilleur techniquement que Théora avait le gros désavantage de traîner derrière lui nombre de brevets. Le consortium gérant ce format avait déclaré ne pas désirer recevoir de royalties avant quelques années. Mais le format n’en restait pas moins propriétaire et l’épée de Damoclès des royalties était susceptible de s’abattre plus tard sur ses utilisateurs. Cette guerre commençait à devenir visible au niveau des navigateurs et de leur support de la balise video du HTML5. Pour rappel, la spécification de celle-ci n’impose aucun codec. Nous arrivions donc à une situation difficile où certains navigateurs ne supportaient que Theora (Firefox) et d’autres que le H264 (Safari). L’incertitude était de mise quant à préserver un web standardisé mais ouvert. C’est là que Google intervient en proposant un nouveau projet, WebM, et endosse son costume de sauveur du web.
Ce projet est destiné à développer un format vidéo libre. Techniquement, des fichiers WebM contiendront:

  • de la vidéo au format VP8
  • du son en Vorbis
  • le tout dans un conteneur Matroska.

Certaines voix se sont d’ores et déjà élevées pour dénoncer le format VP8 pour diverses raisons, mais il y a fort à parier que ce codec soit celui que tout le web attendait, notamment pour utiliser la norme HTML5 sans soucis de compatibilité. Les versions de développement de Firefox et Chrome intègrent déjà le support de ce format, les mobiles Android devraient le faire avant la fin de l’année et Adobe, avec Flash, suivra aussi.

A coté de l’aspect technique, il nous semble intéressant de nous attarder sur la licence de WebM qui est assez singulière et participera à n’en pas douter à imposer WebM. L’un des problème de ce projet est que, malgré toutes les dispositions prises, il n’est pas certain qu’un bout de code quelque-part n’enfreigne pas un quelconque brevet… Or, la licence stipule, en gros, que quiconque intentera un procès au projet ou à ses utilisateurs devra cesser d’utiliser le projet lui-même. C’est un coup de génie: si WebM commence à s’imposer (ce dont nous ne doutons pas avec la puissance de feu de Google, Youtube…), alors les entreprises susceptibles de lui intenter un procès ne le pourront pas, car elles seront en même temps obligées de l’utiliser elle-mêmes pour ne pas pénaliser leurs propres utilisateurs. Impossible d’imaginer les utilisateurs d’Opera interdits de Youtube pour cause de format vidéo non supporté par exemple: ils auraient tôt fait de migrer vers un autre navigateur. Google tient donc peut être, avec WebM, le nouveau standard vidéo du Web. En tout cas, il entend bien l’imposer comme tel.

SOA

Les créateurs de jBPM chez Alfresco

Alfresco a annoncé son nouveau BPMS, Activiti, mené par le créateur de jBPM, Tom Baeyens, et de son ancien lead developer Joram Barrez, tous deux partis de chez JBoss il y a peu.

A l’instar de jBPM, Activiti est un BPMS léger, qui s’intègre facilement à nos applications Java. Il propose en plus, une console d’administration et un modeler graphique en ligne.

Par ailleurs, il s’appuie sur le standard BPMN 2.0, et bénéficie ainsi à la fois d’une sémantique d’exécution, ainsi que d’un modèle de représentation graphique. Cette décision marque bien le contraste avec le choix précédent des créateurs, lors du développement de jBPM, de s’appuyer sur un format propriétaire, jPDL.

L’éditeur de la célèbre solution ECM a toutefois annoncé qu’il continuerait le support de jBPM au sein de sa suite logicielle. Bonne nouvelle, pour les nombreux projets qui ont déjà investi dans la solution de jBoss.

On notera enfin que SpringSource annonce la collaboration de Dave Syer, project lead de Spring Batch, avec l’équipe d’Activiti. On devrait donc s’attendre à un prochain support de BPMN dans les applications Spring.

Le coin de la technique

MyBatis : un fork de iBatis chez Google Code

Alors que la version 3.0 d’iBatis a été finalisée il y a un mois après une longue période de gestation, une annonce majeure pour l’avenir du projet vient d’être diffusée sur son site. Le créateur d’iBatis, Clinton Begin, ainsi que plusieurs des principaux commiters ont décidé de créer un fork du projet en dehors de la fondation Apache.

Ce nouveau projet est baptisé MyBatis et est hébergé sur Google Code. Le projet iBatis d’origine est conservé au sein de la fondation, mais stoppé. Il devient donc un sous-projet d’Apache Attic qui regroupe les projets Apache dépréciés.

Clinton Begin clarifie les principales questions que l’on peut se poser suite à cette annonce :

  • Les noms des packages ne changent pas, et la compatibilité ascendante est préservée avec le passage à MyBatis.
  • Les branches 2.x et 3.x sont préservées dans MyBatis avec la disponibilité immédiate des versions 2.3.5 et 3.0.1.
  • La licence est conservée.

Cette annonce est pour le moins inattendue mais dans la mesure où il s’agit d’un transfert de responsabilité plus que d’un fork, les ressources du projet ne seront pas divisées et son activité devrait donc être préservée.

JRuby 1.5.0

Avec un peu de retard, nous tenons quand même à signaler la sortie de JRuby en version 1.5.0. Cette version a été celle de la maturation du moteur. En terme de compatibilité avec le langage Ruby, très peu d’ajouts ont été faits. En revanche, beaucoup d’ajouts de stabilité, améliorations de l’utilisation mémoire, du support de Windows, support de Ruby On Rails version 3. Pour le détail : l’Annonce officielle.

L’astuce de la semaine

Nous inaugurons aujourd’hui une nouvelle rubrique qui est destinée à vous faire part brièvement de petites astuces qui, nous l’espérons, pourront vous être utiles. Et c’est le tout récent Eclipse MarketPlace qui honore cette nouvelle rubrique de sa présence. Pour rappel, le MarketPlace est le successeur de Eclipse Plugin Central (maintenant en fin de vie) et destiné à lui ajouter de nombreuses fonctionnalités.
Dans son post, Zviki Cohen nous apprend comment utiliser le MarketPlace pour créer des liste de plugins et les installer facilement. C’est une astuce qui peut être particulièrement intéressante lorsque l’on cherche à uniformiser les postes de développement par exemple: il suffit d’une URL pour ajouter à une installation d’Eclipse tous les plugins utilisés. C’est une alternative pratique à l’installation manuelle par chaque développeur qu’on retrouve souvent sur les projets.

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