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Il y a 6 mois · 4 minutes · Agile

Non le Daily stand-up meeting, ce n’est pas ça !

Il y a quelques jours, @Commitstrip, qui amuse nos journées chez Xebia depuis la première heure, publiait cette bande-dessinée montrant la déconvenue d’un Scrum master.

Non ! cette parodie ne devrait pas vous faire sourire ! Comme dirait Robert, get up Stand up.

Si, en tant que scrum master, votre index entre dans votre champ de vision, c’est que vous êtes devenu directif et qu’il est temps de le mettre dans votre poche. Mettre en place un daily meeting demande de travailler son empathie. Si cela ne marche pas c’est que le format n’apporte pas assez aux équipiers, il faut l’adapter.

standup-xebia

Voici 7 règles venues des tranchées qui je l’espère vous permettrons d’éviter le fiasco décrit par CommitStrip.

#1 15 min c’est déjà trop long!

Avec un peu d’entraînement une minute suffit pour s’exprimer lors d’un stand-up, c’est un exercice qui demande un peu de pratique mais c’est important pour que votre stand-up tienne dans la durée !

Si vous avez du mal à couper les discussions alors mettre en place une « after-party » peut être une option efficace : dans un coin du tableau ou sur un post-it, l’animateur note les sujets à discuter après le daily, les intéressés savent alors que leurs sujets seront traités, les autres ne sont pas pollués.

#2 Un stand-up n’est pas un outil de communication verticale

L’équipe n’est pas la pour reporter au product owner, elle n’est pas là non plus pour s’adresser au scrum master, chacun parle pour informer l’équipe !

Si vous êtes Scrum master et que vous n’arrivez pas à convaincre les membres de l’équipe de partager à tous, évitez de les regarder dans les yeux ! Tournez votre regard vers un autre membre de l’équipe, l’intervenant ira chercher de lui-même les autres membres.

#3 Un stand-up se passe devant un tableau

Standup-Management-Visuel.png

Illustration : Nicolas Lochet

Il ne peut y avoir de stand-up sans management visuel. Le tableau permet la transparence de l’avancement du sprint à moindre coup. Un beau tableau clair permet d’expliquer aux gens extérieurs à l’équipe notre travail, c’est donc un rempart efficace contre le micro-management, si c’est clairement écrit au tableau plus de raison de venir déranger les développeurs toutes les heures pour savoir l’avancement.

Le tableau est un support efficace pour aider les membres à parler de leurs actions. L’action de déplacer les post-its est aussi importante : il ne faut pas bouder son plaisir, ça fait du bien de mettre en « done » un ticket qui a donné du fil à retordre.

#4 L’équipe fait un stand-up parce qu’elle souhaite partager

Pour faire un bon stand-up il faut avoir un objectif commun, si ce que nous racontons n’a pas d’impact sur les autres il y a peu de chances qu’ils s’y intéressent.

Il faut encourager les équipiers à rapporter leurs activités dans l’objectif de partager de l’information : « j’ai bossé sur la US 00024 » n’a aucun intérêt mais : « j’ai travaillé sur la Story de synchronisation des données et j’ai rencontré tel problème que j’ai résolu comme ça » est déjà beaucoup plus pertinent.

Il sera d’autant mieux vécu si au moins une partie de l’équipe travaille sur la même user story. Si chaque membre travaille sur des user story différentes, le besoin de coordination s’effondre.

#5 Les participants doivent y trouver un intérêt

Les informations partagées lors du stand-up doivent avoir de l’intérêt pour les autres. Il est important de donner de l’information utile aux autres. Chaque interlocuteur doit avant tout penser aux autres quand il parle. Certes… plus facile à dire qu’à faire, mais tout le monde a à y gagner!

#6 De l’énergie !

Se répartir dynamiquement la parole, pourquoi pas à l’aide d’un objet que celui qui parle envoie à la personne suivante.

Faire tourner le rôle de facilitateur fonctionne bien en général, chacun peut apporter sa touche, c’est motivant. Pour aider le changement de personne il est pratique d’afficher les règles de votre stand-up au tableau, l’animateur de la semaine sera moins pris au dépourvu.

#7 Et si cela ne sert plus à rien … cela ne sert plus à rien

Une équipe qui communique beaucoup au quotidien et met à jour en direct live le tableau de management visuel, a-t-elle toujours besoin d’un daily stand-up ? Ce n’est pas parce que le livre le dit qu’il faut arrêter d’essayer et s’interdire un autre format…

Clément Rochas
Coach agile, formateur DevOps, speaker. Clément est passionné par le développement et la création logicielle en général. Retrouvez Clément sur twitter sur @crochas

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