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Il y a 2 semaines · 12 minutes · Xebia Life

Xebia, l’entrepreneuriat et moi

En discutant régulièrement avec mes amis de ma vie passée chez Xebia et de mon travail aujourd’hui en tant que co-fondateur de WeScale, nous nous sommes dit que raconter ce parcours pourrait vous intéresser. Je ne vous promets ni tambour, ni trompette, juste l’histoire de mon voyage dans cet univers un peu alternatif qui m’inspire tous les jours. Quand nous avons présenté WeScale à nos collègues Xebians il y a quelques années, je me souviens avoir dit : “Nous voulons être les meilleurs du Cloud, car c’est en visant très haut que l’on peut espérer devenir bon !” Cette phrase résume bien le mélange d’excellence et de modestie recherché chez Xebia. Plutôt que d’écrire une chronologie de ces sept années, j’ai tenté de retenir les enseignements que j’en ai tirés pour entreprendre. Chacune de ces clés est illustrée par des exemples issus de mon expérience. Toutes les idées que je partage ici, nous les faisons vivre à notre tour chez WeScale. Si à la fin de cet article vous avez envie d’échanger avec moi, n’hésitez pas à me contacter en commentant cet article ou via mon compte twitter @slemesle.

Bien démarrer l’histoire

Tout a commencé pour moi en 2008, lorsque Xebia me contacte pour me proposer un poste de développeur Java. Coup de chance pour nous, j’étais en pleine réflexion pour changer de société, “alignement des planètes” comme on peut dire. J’avoue tout de même que l’idée de travailler dans une  SSII ne me faisait pas rêver. Je travaillais pour un client final, et mon passage dans une grosse structure de service m’avait laissé un arrière goût de “plus jamais”. Mais il faut savoir garder l’esprit ouvert, et Xebia a su trouver les mots simples et le parler-vrai. En sortant de mes trois entretiens, j’ai retenu une chose déterminante. Les personnes que j’avais rencontrées, le Directeur général, le Président et le CTO, m’ont tout simplement donné envie de les rejoindre. Plus que des entretiens, j’ai vécu des rencontres.

Respecter l’humain

Les ESN ont bien souvent mauvaise réputation en ce qui concerne le respect de ses salariés. J’ai découvert avec Xebia qu’il existe une autre façon de faire, apportant beaucoup plus de valeur aux sociétés et aux personnes qui y participent. Bien plus qu’une somme de ressources exécutant des tâches, une entreprise est une somme de personnes pouvant apporter de la valeur. Un exemple simple, au bout de quelques semaines de mission, je me suis rendu compte qu’on me demandait de surtout ne pas réfléchir et d’écrire des lignes de codes. Je l’ai donc remonté à mon manageur en faisant comprendre que je pourrais le supporter quelques temps mais pas éternellement. Dans la semaine qui a suivi, mon client était informé de ma prochaine fin de mission. Le projet suivant a été passionnant et vraiment enrichissant. Une autre expérience me vient en tête : pendant quelques temps, j’intervenais sur deux missions en parallèle. L’une avait un taux de facturation bien meilleur que l’autre. Mais la seconde m’intéressait beaucoup plus. Sans aucune question, j’ai pu choisir la mission sur laquelle j’allais m’investir à temps plein, mon choix de coeur.

Faire vivre la passion

En arrivant chez Xebia, j’avais déjà un background technique et quelques années d’expérience. Mais je garde un souvenir précieux de mon premier XKE, la journée mensuelle de partage de connaissances. Durant laquelle, les Xebians se réunissent au siège pour apprendre, et progresser ensemble. Talks, hands-on, demo, REX rythment cette journée. Ce jour-là, je me suis senti tout petit, tant mes collègues étaient compétents. J’avais le sentiment d’être face à de multiples puits de science qui partageaient leurs expériences avec plaisir. J’ai discuté avec chacun et me suis surtout rendu compte que j’allais apprendre énormément. Être passionné par son métier et s’enrichir de l’expérience de ses pairs est une garantie d’apprendre et de progresser en permanence. Tous ces échanges sur les dernières technologies et les projets internes pour les mettre en pratique, permettent de développer une culture technique très étendue. Cela nous donne aussi l’opportunité de nous positionner sur des sujets par anticipation comme ce fut le cas très tôt pour Wescale avec AWS et GCP.

Prendre des risques et se nourrir de l’échec

Chez Xebia, j’ai eu la chance d’évoluer dans ma carrière en mission comme en interne. Chaque changement de poste fut une occasion de repousser mes limites. J’occupais des rôles pour lesquels je pouvais avoir le potentiel mais pas toujours l’expérience. Je me souviens avoir, à plusieurs reprises, discuté avec mes CTO me disant que j’avais fait le tour de la mission et qu’il était temps pour moi d’aller relever de nouveaux défis. Avec Xebia, j’ai toujours travaillé dans un environnement stimulant qui me donnait envie de donner le meilleur de moi-même. Pour évoluer dans une carrière, il faut prendre des risques. Xebia m’a permis de prendre ces risques et m’a accompagné pour réussir.

Je mentirais si je disais que je n’ai jamais connu l’échec pendant ces sept années. Faire des erreurs fait partie de la vie et c’est en apprenant d’elles que l’on grandit. Il m’est, par exemple, arrivé en XKE de présenter un sujet sans l’avoir vraiment approfondi. Les retours bienveillants de mes collègues à ces occasions m’ont appris à mieux organiser et mieux travailler mes présentations. Les débats et les réactions à chaud des Xebians qui connaissaient déjà bien le sujet ont pu me déstabiliser, bien sûr, mais m’ont surtout appris à me poser les bonnes questions sur des technologies. L’important n’est pas de  blâmer, mais d’apprendre de nos erreurs et de nous améliorer.

Donner de la reconnaissance

Certaines personnes sont capables de s’investir énormément dans leur entreprise, parfois même de façon démesurée. J’en ai rencontré quelques-unes chez Xebia, et j’en ai probablement fait partie. Si j’ai dépensé mon énergie sans compter, c’est bien sûr par passion et parce que je croyais au projet de Xebia. Mais je ne l’aurais sûrement pas fait si je n’avais pas eu la reconnaissance de mes pairs et plus globalement de ma société. Je garde en mémoire quelques messages de remerciement que Luc (Président Fondateur de Xebia) m’a adressés directement pour la qualité d’un article dont j’étais l’auteur. La reconnaissance peut prendre de multiples formes ; elle peut se concentrer sur la personne, sur l’expertise technique, sur l’investissement au travail et sur les résultats. J’ai eu la chance de la recevoir sous toutes ces formes de la part de l’entreprise. C’est pourquoi, devenu manageur et entrepreneur à mon tour, je cherche à permettre à chacun d’en bénéficier dans une juste mesure.

Mettre en avant les personnes

La valeur d’une entreprise ne se mesure pas à son capital, à son chiffre d’affaires ou à son REX, mais à ses femmes et ses hommes. Il est donc essentiel de les mettre en avant. Xebia est fière d’avoir permis à bon nombre de ses salariés de devenir des références dans la communauté technique et d’avoir été recrutés par des entreprises telles que Google, Apple ou Facebook. Les actions que j’ai menées en tant que Xebian, articles, conférences, meetups et autres tech events, je les ai toujours menées en les signant de mon nom. Il s’agit tout simplement d’un modèle gagnant-gagnant. Au final, Xebia peut être vue comme un incubateur permettant d’améliorer son personal branding. Les auteurs d’articles et de conférences sont facilement identifiables et suffisamment mis en avant pour être visibles par les sociétés qui recrutent. Mais faire différemment ne viendrait jamais à l’idée de Xebia.

Accompagner ses pairs

Je l’ai déjà écrit plusieurs fois dans cet article, mais je préfère insister sur ce point. Le mode de fonctionnement de Xebia favorise l’entraide. Les consultants sont rarement seuls en mission, elles et ils bénéficient de la présence de quelqu’un de plus expérimenté qui peut les aider à évoluer. Nous avons mené des projets entre collègues pour apprendre et nous amuser. La journée d’échange de connaissances est un journée dédiée chaque mois à ce besoin de grandir ensemble. J’ai aussi en tête la structure de management, où ce sont des consultants qui suivent la carrière des autres consultants. Je me souviens de mon premier entretien avec mon nouveau manageur, pendant lequel je lui évoquais mon envie d’avoir les mêmes responsabilités que lui. Je reconnais que mon approche était directe, mais assumée, et sa réaction a été de m’aider, de me donner des axes d’amélioration et de soutenir ma démarche à plus haut niveau.

Donner de la liberté d’action

Parfois dans une entreprise, on se rend compte que certaines choses manquent ou devraient être améliorées pour faciliter le travail. Les personnes les mieux placées pour proposer des solutions sont celles qui sont confrontées aux problèmes. Je me souviens par exemple avoir proposé à mon directeur d’intervenir en renfort des consultants qui en avaient besoin, pour les aider à faire passer leur message de conseil auprès de leur client. L’idée m’est venue en discutant avec un de mes managés qui avait des difficultés sur sa mission. La réponse a été immédiatement : “Vas-y et ne compte pas tes jours !”. On m’a toujours donné la possibilité de réaliser mes projets. Je pourrais aussi vous citer ma décision d’organiser des TechEvents autour de la gestion des caches et des performances web. C’est ce genre d’actions, portées par les collaborateurs et les collaboratrices et surtout encouragées par l’entreprise, qui permettent de faire de grandes choses.

Ouvrir l’horizon

La métaphore de Luc Legardeur, Président de Xebia, pour décrire un bon manageur est qu’il doit être :

  • un père car il accompagne, protège et sait faire preuve d’autorité,
  • un prophète car il doit montrer la voie,
  • un magicien car il doit donner les coups de pouce qui changent les choses.

Personnellement, j’ai besoin de projection, de savoir vers où je me dirige dans ma vie professionnelle. Xebia a su me donner cet horizon me permettant de voir un avenir à long terme dans la société. Nous luttons toujours contre le turn-over. Notre objectif est avant tout de donner envie à chacun de rester. Pour ce faire, il faut créer des parcours de carrière et donner du sens à ce que l’on réalise. J’ai vu chez Xebia des personnes créer de nouvelles activités commerciales, organiser des équipes marketing ou recrutement, devenir manageur, directeur ou suivre une carrière technique. Attention, le but recherché, tel que je le vois aujourd’hui, n’est pas la titrologie. Il s’agit d’avoir la bonne personne au bon endroit tout en répondant aux évolutions. Les chemins sont nombreux et différents pour chacun. À chaque fois que l’horizon semblait disparaître devant moi, on m’a montré un nouveau chemin que je n’avais pas encore identifié. C’est d’ailleurs ainsi que j’ai tourné une page de ma vie de Xebian pour créer WeScale sur la proposition bienveillante de Luc.

Être en avance sur son temps

Notre métier dans l’IT est avant tout d’apprendre en permanence. Nous devons pratiquer une veille technologique importante, pour identifier et expérimenter les technologies qui nous aideront sur les projets de demain. Un petit exemple qui pourrait vous parler : en 2011, j’organisais une présentation et un hands-on sur ElasticSearch en XKE alors que nos clients utilisaient encore SolR. L’histoire nous prouve aujourd’hui que c’était une bonne idée de s’y intéresser et de monter en compétence sur ce middleware avec le succès qu’on lui connaît aujourd’hui. Nous avons très tôt utilisé le Cloud AWS comme support pour nos ateliers en soirée et les hands-on en XKE. La construction des revues de presse, la participation à des journées de conférence et le partage de connaissance permettent aujourd’hui encore chez WeScale d’avoir une vision éclairée des solutions que nous utiliserons demain.

Les mots de la fin

Nous arrivons au terme de cet article rétrospectif. J’ai voulu vous présenter ce que j’ai appris de mon parcours chez Xebia et quelques opinions que je me suis forgées. Tous ces points ne sont pas à prendre comme des dogmes, mais plutôt comme mon histoire et mes croyances. Attention, si j’écris ces lignes en Mars 2018, j’aime me remettre en question et prendre conscience de mes erreurs, certaines de ces opinions changeront avec le temps ! L’expérience, elle, ne changera pas. J’espère que cela vous aura éclairé sur ce que peut apporter Xebia et sur ce qui fait partie de notre ADN chez WeScale.

Aujourd’hui et depuis maintenant trois ans, nous développons WeScale en utilisant ces quelques ingrédients. Mais cela ne nous suffit pas, nous construisons notre propre chemin en innovant pour faire vivre et évoluer la culture WeScale.

2 thoughts on “Xebia, l’entrepreneuriat et moi”

  1. Publié par Alexandre De Magalhaes Garcia, Il y a 2 semaines

    Super article. Cela m’a rappelé ma propre expérience chez Xebia. Je suis parti fin 2008 donc on ne s’est pas croisé, mais tes anecdotes sont très similaires à ce que j’ai pu vivre (xke, missions à la carte, entraide). Xebia est décidément une société à part, ou l’aspect humain est vraiment central. Assez rare de nos jours malheureusement. On peut rester longtemps chez Xebia, comme l’on peut y rester seulement un temps puis repartir pour diverses raisons (perso, créer sa boite, etc…). Mais le plus intéressant ce sont le/les chemin(s) parcouru(s) quand on y est et qui nous font grandir pour nous permettre de forger notre propre projet professionnel.

    Longue vie à Xebia!

  2. Publié par Sébastian Le Merdy, Il y a 2 semaines

    Merci Séven pour cet article qui va faire vibrer la fibre nostalgique à bon nombre d’anciens Xebians. Il y a un avant et un après Xebia et on s’en rend encore plus compte une fois qu’on l’a quitté.

    Je trouve que la restitution de ton expérience est très juste. Je me suis retrouvé dans tout ce que tu décris ici. Je peux simplement ajouter quelque chose qui me semble essentiel chez Xebia : la société évolue et s’adapte mais la chose qui reste immuable sont ses valeurs. Quelque soit les recrutements ou les changements organisationnels, ces quatres valeurs fondamentales sont toujours respectées :
    – People first
    – Quality without compromise
    – Sharing knowledge
    – Customer intimacy

    Pour paraphraser Alexandre : longue vie à Xebia !

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