Il y a 6 mois -

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Kiss séries – épisode 5 – Ce que mon cheval m’a appris au sujet de la motivation au travail

Keep It Simple and Stupid. Chacun connaît l’acronyme du baiser. Et pourtant … Simplicité ne saurait s’apparenter à bêtise. C’est même tout l’inverse. “La simplicité est la sophistication suprême.” Léonard de Vinci.

Dans cette série d’articles, je vous propose de revenir sur des bases, des ateliers et outils agiles connus de tous, mais sous un format accessible, empreint de quotidien et de bon sens. Pour expliquer simplement les choses et donner à chacun le loisir de comprendre. L’intelligence, “inter” et “ligare” pour la racine latine, faire du lien entre. Car c’est bien de cela dont il s’agit : faire du lien entre ce que chacun sait, connaît, entrevoit, déjà dans sa vie personnelle et ce qu’il ou elle vit ou expérimente dans le monde professionnel. Un fossé en apparence : si peu en réalité.

Bon voyage !

AU MENU ?

Je suis coach agile. Mon travail consiste à accompagner des individus embarqués dans une transformation au sein de leur entreprise, la plupart du temps sans avoir été questionnés au préalable quant à cette démarche. Comme la plupart de mes collègues, je me suis rapidement intéressée au principe de motivation. Qu’est-ce que la motivation ? D’où vient-elle ? Peut-on la créer, la trouver, la faire évoluer, la réduire, l’abîmer, la détruire ? On trouve aujourd’hui sur internet toutes les explications sur toutes les théories qui adressent ce sujet.

De la pyramide des besoins de Maslow, reprise par Clayton Alderfer et ses trois facteurs d’existence, sociabilité et croissance, en passant par la théorie des besoins de réalisation, pouvoir et affiliation de McClelland, de Douglas McGregor avec ses théories X et Y divisant les individus aimant travailler et les autres, de Herzberg et ses facteurs internes et externes de motivation, à Hackman qui vise plus spécifiquement les caractéristiques des tâches, à Edwin A. Locke qui s’intéresse aux buts d’accomplissement via un objectif précis, difficile à atteindre et suivi d’un feed-back, ou encore via la théorie cognitiviste du résultat escompté reprise par C. Levy-Leboyer, sans oublier la théorie de l’équité d’Adams selon lequel tout individu calcule un score pour lui même et autrui, ou bien encore Michael Apter et sa théorie du renversement avec ses variations inter et intra individuelles, Skinner et son renforcement positif ou négatif par le prisme du béhaviorismLe lecteur courageux trouvera aujourd’hui autant de possibilités de se plonger dans un puits immense de connaissances mais non sans prendre le risque d’une profonde confusion voire d’une violente migraine associée.

Pour soulager mon cerveau, depuis plus de 30 ans, quant à moi, je monte à cheval. J’en possède deux. Une jument dont j’ai fait récemment l’acquisition, et un cheval que je détiens avec mon conjoint. Avant d’acheter ma jument, j’ai travaillé pendant deux ans ce cheval. Ce cheval s’appelle Dandy et c’est un pur-sang, réformé de courses, ancien galopeur.

La motivation humaine se veut extrêmement différente de la motivation animale si l’on s’en tient à la littérature actuelle. Les études scientifiques dont nous disposons aujourd’hui démontrent des différences importantes qui semblent interdire le parallèle entre les deux espèces. Pourtant, j’ai lu récemment qu’une étude avait fait grand bruit. Le cheval serait en capacité de reconnaître sur photographies des êtres humains, alors même qu’on ne lui aurait présenté ces clichés qu’une minute et ce, plusieurs heures auparavant. Et fait plus étonnant encore, le cheval présenterait des réactions diamétralement opposées face aux individus, si les clichés vus auparavant les montraient souriants, joviaux, ou à l’inverse en colère et agressifs. La science n’a assurément pas encore tout découvert. Pour autant, ce présent article, à l’image de tous les autres de cette série, n’a aucune prétention scientifique. Il s’agit simplement de donner à réfléchir et proposer, simplement, des parallèles porteurs de sens métaphoriquement.

Des limites de la récompense et de la rétribution

Le cas Dandy

Dandy, comme tous les pur-sangs, est un cheval hyper sensible. Une ombre dans la nuit suffit à provoquer une attaque de panique, un petit vent frais hivernal une explosion de cabrioles, mais plus subtil, il perçoit parfaitement les émotions qui sont les miennes. Si je suis angoissée, il piaffe sur place. Si je suis sereine, il se montre attentif. « C’est de ta peur dont j’ai peur », prend ici tout son sens.

Lorsque j’ai commencé à travailler Dandy, j’ai fait ce que tout le monde fait en pareille situation, précisément avec un animal. Autrement dit : en partie une erreur. Pour l’inciter à travailler, j’ai misé l’apprentissage sur un système de récompenses. Puisqu’il disposait d’une somme d’énergie, comme tout être vivant, j’ai pensé qu’il me suffisait de jouer sur ce système mécanique pour le pousser à travailler comme je le souhaitais. J’ai pensé ainsi trouver pour lui, une motivation. Renforcement positif – un bonbon contre une bonne action– et renforcement négatif – pas de bonbon et des actions de jambes et mains plus dures en cas de mauvaise action– autrement dit Skinner et le béhaviorisme ou encore Bentham et son arithmétique des plaisirs, pour faire simple.

Les premières semaines de l’expérimentation furent relativement concluantes mais surtout dans la mesure où nous ne partions de rien. Pour le préparer au box, lui demander ses pieds, ou même en selle féliciter des actions simples, parcellaires et séquencées, le système de renforcement positif ou négatif fonctionnait décemment. Mais le système trouvait une limite : l’ennui prit rapidement le pas malgré les conséquences agréables représentées par les friandises. Pire : lorsque mon conjoint ou une autre personne venait à s’occuper de Dandy ou le monter, celui-ci se montrait rétif si la récompense ne venait pas immédiatement. Après tout, ne dit-on pas que toute peine mérite salaire ? L’unique source de motivation venait de la récompense pour Dandy, et les semaines passant, le cheval commençait à stagner dans sa progression. Il lui fallait sans cesse plus de bonbons et de carottes pour réaliser ses actions. En outre, il n’avait aucune conscience de liens logiques entre les actions que je lui demandais. Passer une barre au sol n’était rien d’autre qu’une barre. Il ne comprenait pas que celle-ci s’inscrivait dans le cadre d’un parcours de plusieurs barres. On pourrait dire qu’il n’avait pas acquis de vision du tout…

Le cas des Hommes

Pendant quelques années, je distribuais des chocolats à mes équipes au travail pour chaque user story testée par les développeurs. Lorsque j’étais product owner, je le confesse, je donnais des bonbons Haribo quand mes équipes acceptaient de s’engager davantage sur un sprint que ce qu’il aurait été raisonnable de faire au regard de la vélocité. Scrum master, je demandais à celui ou celle qui arrivait en retard au daily d’apporter des croissants le lendemain. Autant d’exemples qui ne sont pas si éloignés de ce que j’ai intuitivement fait avec mon cheval. J’ai moi-même longtemps considéré le salaire, les primes sur contribution, comme autant de sources de motivation. Je ne dirai jamais que ces rétributions en carottes ou en k€ sont vaines, elles offrent assurément un levier puissant de motivation. Je crois aujourd’hui simplement qu’elles doivent être maniées avec discernement et jamais exclusivement. Le taylorisme illustre d’ailleurs assez bien les limites du modèle qui n’entrevoit que le salaire comme source de motivation au travail.

Hackman à la rescousse

Le cas Dandy

Pour Hackman, la motivation se base sur 5 facteurs. Varier les tâches, permettre qu’elles puissent être réalisées entièrement, leur donner une signification ainsi que l’autonomie pour les accomplir et donner un feedback.

Avec Dandy, j’ai commencé à jouer sur le premier facteur: la variété des tâches.

Au lieu de lui demander de passer une barre au sol pendant 20 minutes, ou de rester sur une ligne droite, j’ai commencé à alterner les exercices. Tantôt un cercle à droite, tantôt une serpentine à gauche, j’ai varié les allures entre le pas, le trot et le galop, et nous sommes sortis du lieu d’entraînement habituel pour essayer un environnement extérieur. Il s’est montré immédiatement plus réceptif. Les bénéfices de la stabilité et de la prévisibilité, qui sont pourtant sources de motivation, toujours selon certaines théories scientifiques sérieuses, trouvent encore et toujours des limites et imposent des nuances.

Pour sortir du mode silos dans lequel j’avais mis Dandy, j’ai entrepris de lui faire faire un parcours entier. Au lieu de le faire travailler sur une barre isolée, j’ai retiré les barres pour ne laisser que les chandeliers créant ainsi des obstacles virtuels (je compte déposer un brevet sur le Air Obstacle !) et ainsi travailler les directions. Dandy a ainsi rapidement compris qu’après le passage des deux premiers chandeliers illustrant le premier obstacle, venait le second, puis le troisième et ainsi de suite. Comme les obstacles invisibles n’avaient pas tous le même placement dans l’espace, qu’ils nécessitaient des tracés et trajectoires différents, et donc d’adapter les allures, le cheval a vite compris pourquoi je lui demandais des accélérations et des ralentissements. L’exercice prenait une signification et il pouvait être réalisé entièrement.

Quant à l’autonomie, avec du temps et de la patience, il a été possible de laisser Dandy réguler lui-même son allure. Cela n’a pas été toujours couronné de vif succès, mais au moins, je n’étais pas toujours en contrôle pour le faire à sa place.

Enfin, bien évidemment, le feedback était encore assorti de friandises, mais j’y ai ajouté les caresses et les félicitations à la voix. Dandy aime qu’on le câline et se montre sensible aux émotions humaines, il perçoit très clairement la joie ou la colère. Il est depuis aussi réceptif à un bonbon, qu’à une caresse ou encore une félicitation à la voix si celle-ci est assortie de joie chez l’humain. L’absence de tout ceci est également très bien assimilé comme étant une absence de feedback voire même comme un feedback négatif. Il couche les oreilles et tape du pied pour indiquer qu’il a tout de même essayé et aimerait s’en voir félicité d’une manière ou d’une autre.

Mon travail avec lui allait dans le bon sens, cependant, il manquait encore quelque chose. Toutes ces expérimentations étaient intimement liées à mon intervention. Autrement dit, pour Dandy, les motivations étaient toujours extrinsèques. Sans ma présence, rien ne pourrait se produire. Donner un sens aux choses, permettre leur accomplissement total, varier les tâches, rétribuer, donner de l’autonomie, donner du feedback : tout partait et revenait à moi. Que pouvais-je trouver qui le ramène à lui ? Comment générer une motivation intrinsèque chez un cheval ?

Le cas des Hommes

Demander à un développeur aussi passionné et brillant soit-il de s’en tenir à coder s’avère un calcul perdant. Dans ma pratique professionnelle, j’aime convier les développeurs à toutes sortes d’ateliers, y compris des ateliers en théorie réservés aux gens du métier. Par delà l’aspect collaboratif qui permet aux individus de se connaître, et par delà l’aspect stratégique qui consiste à mettre immédiatement en présence les gens qui veulent quelque chose avec ceux qui vont devoir le réaliser, je constate aussi que varier les activités des individus s’avère toujours bénéfique quant à leur moral, et de facto ce qui s’approcherait sans doute le plus de la motivation. Je donne l’exemple des développeurs, mais je pourrais tout aussi bien parler des product owners, testeurs, business analysts : peu importe, le sujet consiste à varier les tâches des individus. Le coach ne fera d’ailleurs pas exception.

Quant à la possibilité de gérer une tâche de bout en bout, l’exemple de la user story me semble assez parlant à lui seul. Un développeur verra davantage de motivation à tester une user story s’il a pu s’y intéresser en amont, y compris sur l’analyse : cela permettra en outre de lui donner une vision plus large de ce qu’il accomplit. Et là encore, l’exemple vaut aussi évidemment pour les fonctionnels que j’aime convier à des ateliers de TDD (Test Driven Development) pour ne citer que cela.

Quant à l’autonomie, là encore, en tant que coach, je laisse les individus se réguler comme mon cheval sur le parcours d’air obstacles. J’aide lorsque cela est nécessaire, mais toujours le moins possible. C’est un des fondements de l’agilité que de laisser de l’autonomie aux personnes, j’enfonce ici des portes ouvertes.

Enfin quant au feedback, la retrospective de scrum qu’on préconise de varier sur sa forme mais jamais tant sur le fond (pour donner relief  et réflexion à la nécessité de stabilité et de prévisibilité) s’avère assez en ligne avec les travaux de Hackman. Et à l’image de mon cheval, les individus ont souvent beaucoup à redire au moment du feedback !

Et à l’image de mon cheval, tout ceci est fort bien, mais pas suffisant pour comprendre la motivation.

Cause commune

Les travaux sur la motivation sont assez clairs et alignés pour constater qu’on peut grossièrement la résumer ainsi : la motivation est affaire de choix, de hiérarchie entre ces choix et souvent de concurrence. A l’échelle individuelle, la concurrence s’illustre lorsqu’il s’agit de savoir si le choix se porte davantage entre l’action ou le repos par exemple (qui n’a pas vécu ce dilemme, un dimanche hivernal dans son canapé ?).

Mais il existe une autre dimension à cette concurrence et celle-ci émerge face à des situations collectives. Face aux mêmes exigences, les facteurs individuels vont créer une différence entre les personnes et leurs conduites : la concurrence de l’individu face aux autres va donc occasionner selon les cas, apprentissage, compétition (positive ou négative) ou encore activité collective.

Le cas Dandy

Ma petite jument n’a que 3 ans, autrement dit, un enfant à l’échelle d’une vie de cheval. Elle s’appelle Holly. Elle sait à ce stade peu, voire rien. Nous l’avons installée dans le box d’à côté de Dandy et à présent, je monte Holly tandis que mon conjoint monte Dandy. Parce que le cheval est un être intelligent au sens sémantique du terme, c’est à dire apte à faire des liens dans sa compréhension, il n’a pas fallu longtemps à Dandy pour comprendre que Holly n’était pas considérée par mon conjoint et moi comme un cheval lambda. À l’identique, Holly a aussi compris que l’humain qui venait régulièrement la voir avait un relationnel spécial avec cet autre animal.

Récemment, Holly a été montée par un cavalier n’ayant pas le niveau nécessaire. Elle a pris peur et est partie dans un galop furieux, les yeux injectés de sang et la queue sur le dos. Elle a trouvé refuge pour se sécuriser non pas auprès des autres chevaux de l’écurie, mais auprès de Dandy, qui s’est montré, contrairement à son habitude, extrêmement calme voyant cette petite chose lui foncer dessus et se blottir violemment contre lui. Ensemble, ils ont formé ce qui ressemble fortement à un duo, autrement dit, déjà un groupeDandy se montre extrêmement agacé pour tout et pour rien, je crois l’avoir assez fait transparaître dans ces lignes.

J’apprends les bases à Holly, comme par exemple à marcher droit et calmement. Dandy, du haut de ses 12 ans, se montre toujours très explosif sur cet exercice de base, même en compagnie d’un autre cheval de l’écurie. Mais depuis quelques semaines, mon conjoint et moi lui faisons pratiquer cet exercice à côté de Holly. Et étonnement, Dandy semble se prêter au jeu sans que mon conjoint n’ait absolument rien à lui demander. Il marche calmement à côté de ce tout jeune cheval. Apprentissage ? Emulation ? Activité collective ? Instinct grégaire ? Hasard ? La science a sans doute beaucoup à redire sur le sujet, je n’ai pour ma part que mon expérience individuelle et parcellaire à partager. Et une conviction profonde : Dandy sait beaucoup de choses, et lorsqu’il s’agit de les exécuter il trouve une motivation inexplicable à les réaliser, sans que mon conjoint ait autant à batailler et sans que ma jument ne fasse quoi que ce soit. Sa simple présence génère chez Dandy une motivation à faire. Qui ne s’exprime pas avec un autre cheval de l’écurie. Et cette motivation apparaît comme venant de lui.

Je laisse à chacun le soin de se faire une conviction car la métaphore trouve ses limites ici.

Le cas de Hommes

Ce qui ne peut se prouver pour mon cheval, le peut davantage pour les individus. La motivation est aussi un rapport à l’autre. Qui n’a jamais vu un senior trouver la ressource pour faire une tâche jugée rébarbative simplement pour apprendre à un junior ? Qui n’a jamais trouvé le courage de terminer son travail fut-il ennuyeux sur le moment dans l’émulation de groupe qui vise un objectif commun ? Qui n’a jamais repoussé de limites professionnelles selon l’adage «  si lui le peut, pourquoi pas moi ? » Qui n’a jamais trouvé dans l’intelligence collective la motivation pour résoudre un problème ? La motivation est aussi un concept social. L’agilité pousse à la collaboration et elle est avisée de le faire car la motivation vise en réalité aussi bien le contenu que le processus : le contenu s’intéresse aux forces qui nous poussent intérieurement à agir tandis que le processus se focalise davantage sur l’interaction entre ces forces et l’environnement extérieur provoquant un comportement – autrement dit, grandement les autres.

En conclusion

Pour résumer tout ceci ? Rien n’est bien ou mal, blanc ou noir, théorie ou pratique : faisons confiance à notre bon sens, à notre écoute, notre observation et notre expérience, y compris hors cadre professionnel.

Récompenser n’est pas une erreur, cela peut et possède une utilité surtout en tant que leader. (Et avec Dandy, il a vite fallu lui faire comprendre qui de nous deux l’était. Malheureusement pour moi, c’est lui qui a pris le leadership ! Je ferai mieux avec Holly.)

Varier les activités, donner du sens, véhiculer une vision globale, permettre des buts atteignables, pousser à l’autonomie, donner de la reconnaissance sont de bonnes pratiques : elles ne sont simplement pas le gage d’une réussite absolue en matière de motivation. L’animal est complexe, en apparence souvent incohérent. Et cela vaut pour le cheval comme pour l’Homme. Est simplement incohérent ce que nous ne comprenons pas-encore.

Reste alors à garder en tête le pouvoir du groupe, du rapport à l’autre. Le collectif est une ressource bien plus précieuse qu’il n’y paraît car paradoxalement, c’est souvent au contact de l’autre qu’on découvre ce qui nous anime individuellement, même si nous n’en dirons rien. C’est  toute la difficulté et la richesse pour le coach qui accompagne.

Les livres que j’ai lus ne m’ont rien appris de plus que l’observation de mes chevaux depuis trente ans. Comme souvent, les réponses sont sous nos yeux et les clefs à portée de main : il faut parfois prendre simplement le temps de regarder.

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