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Google Cloud Platform Live

Ce mardi 25 mars a eu lieu à San Francisco le Google Cloud Platform Live, journée au cours de laquelle se sont enchainées des présentations sur l’histoire de Google Cloud, son présent et son avenir.

En ouverture de cette journée, nous avons eu droit à une keynote animée par Urs Hölzle (vice président infrastructure). Il nous a présenté les nouveautés à venir sur Google Cloud Platform :

  • Réduction des tarifs des différents services.
  • Ajout de nouveaux OS pour Compute Engine.
  • Nouveau service Google DNS.
  • Ajout des App Engine managed VM.
  • Ajout de nouveaux outils pour les développeurs.
  • Amélioration de BigQuery.

L’un des fondateurs de Snapchat, Bobby Murphy, est aussi intervenu en expliquant qu’il n’y avait pas d’Ops chez Snapchat grâce à App Engine.

Après cette keynote, différents speakers sont revenus en détails sur ces nouveautés tout au long de la journée.

Réduction des tarifs

Ils nous a été présenté un graphique montrant l’évolution des coûts du matériel en comparaison des coûts des machines virtuelles dans lequel on peut observer que les deux courbes suivent la même tendance mais pas dans les mêmes proportions.

L’objectif de Google est donc de faire bénéficier de cette chute de prix en appliquant les principes de la Loi de Moore. De nombreux services bénéficient de ces réductions :

  • Google Compute Engine.
  • Google App Engine.
  • Cloud Storage.
  • BigQuery.

De plus, et contrairement aux principaux fournisseurs de Cloud, Google ne souhaite pas appliquer le principe de réservation d’instances (s’engager à utiliser une instance pendant X années pour bénéficier de réduction en contrepartie d’un coût initial) qu’ils trouvent contraires à la flexibilité du Cloud mais préfère faire bénéficier de réductions de tarifs proportionnels à l’utilisation de ressources. Ainsi, tout type d’instance utilisée plus de 25% du temps sur une période d’un mois bénéficiera de réductions automatiques. Il ne sera donc plus nécessaire de faire des calculs complexes préalables afin de déterminer quelle est l’option la plus avantageuse !

Par la même occasion, certains services jusqu’à là payant deviennent gratuit comme la gestion des certificats SSL SNI et PageSpeed.

Nouveau service: Cloud DNS

Google ajoute un service de DNS à son écosystème qui semble se rapprocher fortement de Route53 disponible chez Amazon. Il s’agit d’un service permettant de piloter ses DNS directement par API ce qui est très pratique lorsque l’on doit jongler avec les créations de multitudes de ressources aux noms DNS barbares. Cependant Google n’a pas donné beaucoup de détails sur ce nouveau service.

Nouveaux systèmes d’exploitation pour Compute Engine

Google a annoncé la prise en charge de nouvelles distributions Linux avec Red Hat Enterprise Linux et Suse et pour la première fois la mise à disposition d’un OS Microsoft avec le support de Windows 2008 R2 (en accès limité pour le moment cependant, il faut contacter les commerciaux Google pour y avoir accès). Pour les utilisateurs à la recherche d’un fournisseur permettant de gérer à la fois des OS Linux et Windows, Google semble aller dans la bonne direction.

Amélioration de BigQuery

En parallèle de la réduction des coûts de l’outil de requêtage Big Query (réduction de 85%), Google en profite pour améliorer les performances de son service en permettant d’importer jusqu’à 100 000 lignes/seconde (x10) et permettre ainsi l’analyse en temps réel des données.

Le langage d’interrogation repose toujours sur un dérivé du SQL mais est enrichi de nouveaux opérateurs et fonctions analytiques. De plus, le Javascript peut maintenant être utilisé comme langage de manipulation de données au même titre que le PL/SQL pour Oracle par exemple.

Autre nouveauté qui permet d’aller plus loin dans l’utilisation des données présentes dans Big Query, on pourra désormais directement brancher un hadoop dessus pour faire du map reducing.

App Engine managed VM

Dans une application App Engine traditionnelle, Google a mis en place un LockDown au niveau de la VM qui fait tourner votre application. Pour les cas où on a besoin d’avoir un framework, d’une librairie ou d’une application spécifique qui n’est pas gérée par App Engine, Google a mis en place les App Engine Managed VM.

Derrière ce nom un peu barbare se cache un principe assez simple. App Engine vous laisse maintenant démarrer une instance Compute Engine et y installe ce dont vous avez besoin. Vous avez donc la totale liberté de Compute Engine mais vous gardez quand même tous les services d’App Engine.

En ajoutant cette fonctionnalité, Google cherche à apporter aux développeurs la possibilité de bénéficier à la fois de l’agilité que permet l’utilisation de App Engine mais aussi la flexibilité permise par Compute Engine : le meilleur des deux mondes entre IaaS et PaaS.

Pendant la présentation “runtime: yours”, des ingénieurs Google nous ont montrés une application App Engine avec un frontend Node.js et un backend en GO. Cerise sur le gâteau, il y a toujours la possibilité de faire tourner en local l’application. Une utilisation de docker a même été évoquée pour permettre de simuler la création de VM sur sa machine. Sucre glace sur la cerise pour les hardcore coders du front, dart va bientôt arriver aussi ;)

Outils pour développeurs

Une des fonctionnalités qui était jusqu’à maintenant réservée a quelques langages comme python était le push to deploy. Un repo git privé hébergé chez google permettant de deployer une application dès le push.

Maintenant cette fonctionnalité est accessible a tous les langages supportés par App Engine. Google va d’ailleurs encore plus loin en proposant maintenant le support des repos Github et les bases d’une usine logicielle directement dans la console Google Cloud.

On peut maintenant directement via browser :

  • Lancer ses tests.
  • Editer du code et le committer sur git ce qui provoquera un nouveau déploiement.
  • Directement accéder au code source de la ligne concernée par une exception dans les logs simplement en cliquant sur la ligne.
  • Déployer une nouvelle version de l’application, tout en faisant passé les tests avant.
  • Avoir accès a l’historique des déploiements et les diffs entre chaque déploiement.

Sous le capot, pour faire tourner les tests, une instance Compute Engine est démarrée avec Jenkins dessus. Vous pourrez d’ailleurs même y accéder directement via l’url de la VM.

To be continued

La grande partie des nouveautés présentées lors de cette journée ne sont pas encore accessible au grand public mais on nous a assuré que leur disponibilité ne saurait tarder.

L’équipe Cloud de Google nous a donné rendez-vous au prochain Google IO en juin pour encore des annonces sur la plateforme et surement des dates précises sur la disponibilité de ces divers nouveautés. On espère que le live youtube sera meilleur cette fois et que l’ingénieur son du stage 2 s’en sortira mieux afin d’épargner nos oreilles :)

Autre rendez-vous pour les parisiens, le Google Cloud Platform Developer Roadshow le 7 avril prochain où on aura droit a d’autres présentations sur les annonces présentées ici.

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Publié par Charles Blonde

Charles a rejoint Xebia en 2011 après 7 années d'expériences en développement Java JEE. Il intervient sur des missions d'expertise liées à la performance. Passionné de développement mais aussi d'infrastructure, il est un fervent défenseur de la philosophie DevOps et des technologies Opensource et Cloud.

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