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La Rétrospective Jurassic Park

« Je n’supporte pas ces conneries d’informaticiens » – John « Ray » ARNOLD, Jurassic Park Chief Engineer

Mais seulementnous les conneries d’informaticiens on aime bien ça ! Alors au diable Ray ARNOLD (même si on aime Samuel LEE JACKSON) et son négativisme. Et puis, on s’est dit… et si on jouait à Dieu nous aussi ? Et si on créait notre format de rétro, avec de l’ADN de grenouille pour combler les manques dans les séquences génétiques ?

 

« La vie trouve toujours son chemin », Ian MALCOLM

Et si il y a bien un chemin qui nous intéresse ici, c’est celui de la rétrospective. Pour les non-initiés : session director’s cut ! Right Now !

La rétrospective est une cérémonie, particulièrement utilisée dans l’agilité (mais pas que), qui vise à analyser les faits qui se sont déroulés (positifs comme négatifs) durant la dernière itération. Et forcément, dans nos petits esprits taquins du dimanche, qui dit négatif dit « on a des trucs à améliorer » ! Alors, on les améliore sur-le-champ : c’est le moteur de l’amélioration continue. Certes c’est un pilier de l’agilité, mais c’est avant tout une ligne de conduite que nous avons tous embrassée chez Xebia, souvent avant même de pouvoir mettre un nom dessus.

Et le chemin là-dedans ? Eh bien, dans le cadre d’une rétro, le chemin importe autant que la destination, car la façon de faire dériver l’esprit humain à travers les problèmes et l’idéation des solutions impactera fortement la destination finale (aucun lien avec cette franchise cinématographique en revanche).

Cela étant, chers lecteurs, le chemin doit correspondre à une logique de valeur. Car sans logique de valeur, pas de cohérence, et sans cohérence on pourrait être amené à penser qu’il serait une bonne idée de « créer une armée de vélociraptors financée à coup de plusieurs dizaines de millions de dollars en invoquant le motif qu’un drone ça se pirate alors c’est pas fiable » Et bien noooooon ! Carrément non ! Nulle ! Idée vraiment nulle ! Pas de sens ! mais je m’égare là...

La création de valeur résulte d’un chemin divergent / convergent / divergent / convergent :

  • On explore les faits positifs : on donne une dynamique positive et constructive à la cérémonie, de l’énergie (après tout on va s’attaquer à des choses pas forcément rigolotes)
  • On explore les faits négatifs : on cherche nos axes d’amélioration
  • On extrait les faits négatifs les plus importants : on s’intéresse à ce qui pénalise le plus l’équipe
  • On explore les solutions aux problèmes les plus importants : c’est la phase d’idéation, on essaye de trouver comment résoudre les problèmes
  • On extrait les solutions les plus prometteuses
  • On embarque ces actions d’amélioration à la prochaine itération

Varier les rétros est un bon moyen d’éviter la lassitude de l’équipe, et nous le savons bien : la monotonie est l’ennemi de la créativité. Pour autant, insistons sur un point crucial : une rétro n’est pas un jeu. Le fun est un levier à la création de valeur.

 

« La création est un acte de pure volonté », John HAMMOND

Exact John ! Et la genèse de cette rétro est là : une volonté. Une volonté de jouer un peu plus avec l’idéation sous contrainte.

L’idéation sous contrainte que nous utilisons dans le design thinking est le fait de forcer l’esprit à résoudre un problème à travers un prisme bien particulier. Pour ceux du premier rang qui ont suivi : « mais apposer des contraintes à la créativité n’est-ce pas stupide ? ». Ce à quoi nous répondrons : « Non ». L’idéation sous contrainte, bien dosée, permet à l’esprit d’emprunter des axes de résolution auxquels nous n’aurions pas nécessairement pensé. Et notre esprit est humain : il est par définition fainéant, encore plus dans un contexte de monotonie (il cherchera à emprunter le chemin le plus court, le chemin qu’il connait). Le forcer à emprunter un axe qu’il ne prend jamais va alors le stimuler, le rendre créatif et productif en terme de valeur : et ça, ça lui permet d’ouvrir de nouvelles portes (tout comme le vélociraptor du film, qui, à en croire son comportement, pratique l’idéation sous contrainte à n’en pas douter).

Alors qu’à cela ne tienne ! Inventons notre rétrospective agile avec de l’idéation sous contrainte, sur la thématique de Jurassic Park.

 

« Toute personne au monde a le droit de profiter de ces animaux », John HAMMOND

Sauf que nous, on est un peu comme John HAMMOND, on est des rêveurs et surtout on n’aime pas « cette vieille sangsue d’avocat » qui veut faire de Jurassic Park une offre réservée aux plus fortunés. La connaissance n’a de valeur que si elle est partagée après tout !

Alors, on vous la partage ! En échange ? On vous demande de ne pas hésiter à nous faire des retours pour l’améliorer (eh oui, vous vous sentez piégés tel Dennis NEDRY face au dilophosaure ? Ça va bien s’passer).

 

«Y’a quoi là-dedans ? King Kong ? », Ian MALCOLM

Pas vraiment (sinon ça n’aurait pas de sens avec le story-telling). Cette jeune rétro est composée de 2 fichiers :

Jurassic Park – Retrospective -Xebia.zip

 

  • Les assets (à imprimer en A4)
    • Le playbook

    • Les rôles & prismes de contraintes associés

    • Le plateau d’isolation des problèmes

    • Le plateau d’isolation des solutions

  • La carte d’Isla Nublar (à imprimer en A3 par contre !)

 

« S’il y a une chose que l’histoire de l’évolution nous a enseignée, c’est que la vie ne peut pas être retenue. La vie se libère, elle s’étend à de nouveaux territoires et brise les barrières, douloureusement, peut-être même dangereusement, mais, hum… eh bien, voilà », Ian MALCOLM

Alors, on ne vous retiens pas ! Ces fichiers .pdf sont livrés avec un playbook qui se veut (on croise les griffes) utile. Normalement, votre facilitateur préféré doit pouvoir jouer cette rétrospective sans même connaitre le film (bien que, vous en conviendrez, trouver un tel être vivant à la surface de notre planète relève de la gageure).

Imprimez, jouez ! Que vous soyez branchés tricératops ou mosasaure, du moment qu’on est d’accord sur le fait que le spinosaure c’est le meilleur, on vous souhaite une excellente rétrospective, et on reste là, dans un coin du parc, assoiffés de feedbacks frais !

 

« J’ai dépensé sans compter », John HAMMOND

Pour les plus geeks 1 petit « easter egg » se cache dans cette rétro, et vu que vous n’êtes pas déficients en lysine comme nos chers dinosaures Bonne exploration !

 

Le logo « JURASSIC PARK » ainsi que l’œuvre cinématographique sont les propriétés intellectuelles de Universal Studios, Legendary Pictures, Amblin Entertainment, The Kennedy/Marshall Company.

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